vendredi , 19 juillet 2019
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Sciences et innovation technologique : tenue de la semaine africaine des sciences à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry

Il s’est tenu du 3 au 7 décembre 2018 à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC) et au Centre Culturel Franco-Guinéen (CCFG),  la semaine africaine des sciences et de l’innovation technologique et la journée nationale de recherche scientifique. Le président de la République, Prof. Alpha Condé a présidé la cérémonie de clôture à l’auditorium de l’UGANC.

Le lancement officiel a eu lieu le 3 décembre 2018. Cette grande cérémonie a regroupé à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Ibrahima Kassory Fofana, le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Monsieur Abdoulaye Yéro Baldé, le ministre d’Etat chargé de la Justice et Garde des Sceaux, Ckeick Sako, le ministre de l’Industrie et des PME, Tibou Kamara, Ministre des Investissements publics et privés, Gabriel Curtis, Monsieur le Vice-recteur chargé des Etudes représentant Monsieur le Recteur en mission, Prof. Cheick Abdoul Baldé, Madame la Secrétaire Générale de l’UGANC, Dr Oumou Kourouma, Madame la Vice-rectrice chargé de la recherche, Dr Mariama Béavogui, des responsables de Next Einstein Forum, des responsables des Institutions d’enseignement supérieur et de la recherche, des hauts cadres de l’administration publique et privée, des représentants des Institutions nationales et internationales, des enseignants-chercheurs et chercheurs, des étudiants et scribouillards.

La cérémonie a commencé par un défilé des étudiants venus des 16 pays africains dans leurs magnifiques couleurs nationales et la prestation de nombreuses troupes artistiques et culturelles.

Tout d’abord, l’honneur est revenu à Monsieur le Vice-recteur chargé des études représentant Monsieur le Recteur de prendre la parole. Le Prof. Cheick Abdoul Baldé s’est félicité du choix porté sur l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry d’abriter le lancement les festivités de la Semaine Africaine de la Science couplée à la Journée Nationale de la Recherche et de l’Innovation.

« En effet, le rôle de la science dans le développement économique et social d’une Nation n’est plus à démontrer. Pour autant les Universités de notre continent n’apportent pas de solutions aux défis urgents qui assaillent la société. De ce fait, elles manquent l’occasion de devenir le berceau de découvertes, d’innovations et d’inventions de pointe à même d’améliorer la qualité de vie des populations. » a-t-il dit.

Il a poursuivi en disant « Depuis 1998, Etzkowitz et Clark ont fait état du concept d’Université entrepreneuriale qui introduit une 4ème mission dans le cadre de laquelle les Universités et les Instituts de Recherche, aux côtés des trois missions premières, consacrées à la formation, à la recherche et à l’appui à la communauté, doivent contribuer au développement économique. L’Innovation et la créativité sont des qualités humaines fondamentales. On les retrouve dans toutes les sociétés à travers le monde. »

Pour Prof. Cheick Baldé, de nos jours, l’Université contemporaine doit être porteuse de croissance économique et s’adapter non seulement aux besoins de nos sociétés, mais aussi aux besoins des usagers que sont les Enseignants-Chercheurs, les Chercheurs et les Etudiants. Une recherche scientifique qui répond aux besoins de la société peut être la locomotive d’un développement économique durable. Le long de cette semaine qui débute aujourd’hui, les panelistes aideront à répondre aux questions de l’enseignement des sciences, de la recherche scientifique, du type de coopération scientifique pour la Guinée, du financement de celle-ci. »

« J’ose espérer que toutes ces questions qui seront débattues lors des travaux des panels animés par d’éminents Enseignants-Chercheurs, Chercheurs et Personnes ressources de haut niveau confèreront à l’événement une réussite totale et permettront de booster le financement des projets de recherche, l’équipement des laboratoires pour réveiller le génie créateur de nombreux chercheurs. » a-t-il souhaité.

Selon Prof. Baldé, « L’organisation de la semaine africaine de la science couplée à la Journée Nationale de la Recherche et de l’Innovation prouve à suffisance l’intérêt particulier que le Président de la République, Chef de l’Etat, Prof. Alpha CONDE, et Dr. Ibrahima Kassory FOFANA, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, accordent à la bonne formation et à la bonne éducation de la Jeunesse Guinéenne. Et Son Excellence Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Abdoulaye Yéro Baldé, initiateur de la présente semaine, pour tous les efforts qu’il ne cesse de fournir pour l’amélioration de la qualité de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique»

 

Il a terminé en lançant une citation du Suédois Axel Oxenstiem (depuis 1652): «La bonne éducation de la jeunesse est le garant le plus sûr de la prospérité d’un Etat».

En prenant la parole pour la circonstance, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Monsieur  Abdoulaye Yéro Baldé, dira que « Si l’Afrique est en retard sur la révolution industrielle, elle doit s’arrimer fermement à celle du numérique. Elle en a la capacité, et nos jeunes en ont le talent et l’intelligence. Nous devons mobiliser alors tous les leviers, pour l’éclosion des talents de notre jeunesse. Je pense au cloud computing, au Big Data, à l’internet des objets et à l’intelligence artificielle. Il y a tout un écosystème du numérique qui bourgeonne et dont nos jeunes sauront faire des fleurs qui portent les fruits de demain.»

De son côté, le ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Cheick Sako indiquera dans son speech « Les Nouvelles technologies doivent permettre aux pays africains et notamment la Guinée de rattraper non seulement leur retard en matière de développement économique et social mais également de renforcer le dynamique de leur économie. Il est de la responsabilité des autorités de créer des espaces comme celui-ci et accompagner toutes les initiatives allant dans ce sens. Par exemple, une initiative présidentielle a permis de mettre en place des cybers-espaces dans plusieurs écoles, universités et centres de recherche dans tout le pays ; la fibre optique a été déployée à travers toute la Guinée ; des laboratoires de recherche ont été construits et équipés et d’autre sont en cours de l’être. A travers le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique, une nouvelle politique de la recherche scientifique est en cours d’élaboration.»

A noter que la semaine africaine des sciences célébrée dans 35 de pays africains.  La Guinée et le Kenya ont organisé la semaine des sciences du 3 au 7 décembre. Ensuite viendra le tour du Cameroun, Niger, Tunisie, Sénégal et Mauritanie. Déjà, les 28 autres pays (Zambie, Soudan, Benin, Zimbabwe, Angola, Uganda, Ghana, Guinée Bissau, Malawi, Gambie Afrique du sud, Lesotho, Tanzanie, Burundi, Sierra Léone, Burkina Faso, Somalie, Rwanda, Côte d’Ivoire, Cap Vert, Congo-Brazzaville, Mali, Togo, Nigeria Ethiopie, Maroc, Namibie) ont réalisé leurs célébrations depuis le mois septembre.

La célébration de la semaine africaine vise à promouvoir les sciences, la technique et l’innovation dans le pays. L’organisation de cette semaine africaine des sciences va susciter des vocations au niveau des plus jeunes et encourager l’orientation des jeunes filles vers les disciplines scientifiques.

Pendant une semaine, des centaines d’étudiants ont suivi des conférences scientifiques et ont pris part à des concours et des expositions scientifiques ainsi que les ateliers scientifiques pour les enfants.

Lors de la cérémonie de clôture, le 7 décembre 2018, le vice-recteur chargé des études, Prof. Cheick Abdoul Baldé a fait une doléance à l’endroit du Chef de l’Etat, Prof. Alpha Condé dans le cadre de l’équipement des laboratoires et la couverture du campus à Internet (wifi) pour améliorer la formation et la recherche à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry.

A rappeler que durant les sept jours, une vingtaine d’institutions d’enseignement et de recherche a aménagé des stands avec d’articles divers issus des années de recherche et des projets.