vendredi , 15 novembre 2019
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Ecole de formation d’infirmiers en anesthésie-réanimation: cérémonie de lancement de ses activités à l’UGANC !

Dans le cadre du démarrage des activités de l’Ecole de la Licence Professionnelle en Anesthésie-Réanimation de la faculté des Sciences et Technique de la Santé (FSTS) de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry,  une cérémonie de lancement a eu lieu le 3 mai 2019 dans la salle de réunion de  l’Hôtel de l’UGANC.

 

Cette cérémonie a regroupé au tour du Doyen de la FSTS, Prof. Mohamed Cissé, le Directeur de la Licence Professionnelle en Anesthésie-Réanimation, Prof. Pr Zoumenou et son équipe, Prof. Baele venu de la Belgique, la responsable de Mercy Ship, le Conseiller du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la recherche Scientifique, Prof. Selly Camara, la vice-recteur chargée de la recherche, Dr Mariame Béavoqui, la représentante de l’Ambassade de Belgique en Guinée, des étudiants ainsi que des scribouillards.

La cérémonie a commencé par l’intervention de la représentante de Mercy Ship, Mme ………

 

Elle a tout d’abord indiqué que c’est un grand honneur pour elle de se joindre à eux aujourd’hui à la cérémonie d’ouverture du programme de formation d’infirmières spécialisées en anesthésie-réanimation de l’UGANC.

 

« Comme beaucoup d’entre vous le savent peut-être, c’est la quatrième mission de Mercy Ship en Guinée et nous sommes ravis d’être ici. Alors que nous nous préparions à cette visite particulière, nous avons eu le plaisir d’être présentés au Prof Baele grâce au succès d’un partenariat de longue date entre la Belgique et le Bénin concernant la formation en anesthésiologie. Merci aux Pr Baele et Zoumenou pour votre énergie, votre enthousiasme et votre dévouement dans la poursuite de l’excellence en anesthésie dans les pays francophones d’Afrique subsaharienne. » a-elle ajouté.

 

Pour elle, ce n’est pas un hasard si Mercy Ships est arrivé en Guinée au moment même où les développements pour établir cette école commençaient à être finalisés et où ils ont été présentés au Dr Joseph Donomou (ndlr : Directeur de l’Ecole).

 

« Nous sommes très chanceux et privilégiés d’avoir eu l’occasion de côtoyer les 13 membres du corps professoral de l’école et de servir de mentor à chacun d’entre eux, à bord et à l’extérieur du navire, au cours des huit derniers mois. Nous avons également pris plaisir à les enseigner dans nos cours d’anesthésie obstétrique et pédiatrique, de gestion de la douleur essentielle et de soins primaires en traumatologie, pour n’en mentionner que quelques-uns et nous les avons vus grandir comme formateurs. Nous voyons leur passion et leur dévouement à l’apprentissage et à la transmission de leurs connaissances et de leurs compétences aux autres. Et, il n’y a aucun doute dans mon esprit quand j’écoute nos anesthésistes à bord et en particulier la Dre Jane Walter, partager leurs expériences de travail avec vous, l’apprentissage et la croissance ont été mutuels, alors nous vous remercions. »

 

Elle a terminé en souhaitant plein de réussite à l’ensemble des internant dans cette école.

Pour le Directeur du programme  de l’Ecole de la Licence Professionnelle en Anesthésie-Réanimation, Prof. Joseph Zoumenou, cette école permettra de résoudre l’important problème lié à la ressource humaine des anesthésistes-réanimateurs en Guinée dont le nombre est très faible par rapport au besoin des structures sanitaires notamment celles de l’intérieur du pays. Il a salué les autorités universitaires et le partenaire belge, Prof. Baele qui a ouvert la première école en Afrique francophone, au Benin, il y a 25 ans.

 

 

Le Prof. Baele, Enseignant-expert belge, a commencé son speech par dire qu’ils célèbrent  aujourd’hui la naissance officielle, la concrétisation d’un beau projet, l’ouverture de l’école d’infirmiers-infirmières spécialisés en anesthésie-réanimation de la République de Guinée.

 

Pour lui, il s’agit d’un début, mais il s’agit aussi d’une fin et cela s’inscrit dans une continuité. Une continuité tout d’abord : voici 25 ans débutent la grande ouverture de l’école de médecins spécialistes en anesthésie-réanimation d’Abomey, Calavi au Bénin, initiée et portée à bout de bras pendant 20 ans par le Pr Martin Chobli et soutenu tout au long par la coopération belge et son université, l’Université Catholique de Louvain. Dès le départ, cette école a exprimé sa vocation  internationale et les deux premiers diplômés ont été le guinéen, le Dr Seydou Guilavogui et du Béninois, le Prof Zoumenou ici présent. Celle école a produit plus de 130 spécialistes de 14 pays dont 109 travaillent en Afrique et y enseignent.

« Le résultat final est que le nombre de personne ayant reçu une formation spécifique pour administrer une anesthésie est enfin entré dans une phase de croissance rapide dans de nombreux pays africains francophones. Il y en a encore beaucoup, mais nous sommes en droit d’espérer voir le bout du tunnel. » a-il ajouté.

 

Pour lui, chaque nouvelle école qui s’ouvre pour former des praticiens autonomes de notre art participe à cet effet démultiplicateur, cette boule de neige qui ne cesse de grossir.

 

Et de conclure « Cette inauguration est l’aboutissement du cap franchi après seulement deux années de préparation pour créer les statuts d’une nouvelle profession, d’une nouvelle branche académique, d’une nouvelle école. Monsieur le Doyen m’a dit lundi qu’il avait trouvé le temps long. Je lui ai répondu qu’en Belgique il aurait fallu bien plus longtemps encore. Alors, saluons l’effort fourni par nos collègues sous la houlette du Dr. Donomou et remercions toutes les autorités qui ont soutenu ce projet et l’ont amené à ce stade. »

 

S’agissant de la représentante de l’Ambassade de la Belgique, elle a indiqué que la Belgique se réjouit de constater qu’à l’issue du Projet Lifebox financé par la coopération belge dans le cadre du renforcement des capacités par le biais de bourse d’études et d’expertises,  une école d’anesthésie puisse voir le jour et cela à l’initiative de la Guinée elle-même et de personnes dynamiques, motivées et engagées qui ont reçu cette formation initiale.

 

Pour elle, l’objectif du projet était d’étendre à la Guinée l’opération mondiale « LIFEBOX » visant à équiper par pulse-oxymétrie toutes les salles d’opérations du pays et de former les utilisateurs. L’objectif n’est certes pas encore atteint à l’échelle nationale, mais la contribution de la coopération belge permet d’amorcer une dynamique et surtout d’obtenir des résultats tangibles et impressionnants qui constituent autant d’arguments de plaidoyer en faveur de l’initiative. »

 

Elle a terminé en disant « Compte tenu de la situation du pays en termes d’anesthésistes, on peut par exemple citer un taux moyen de létalité de la césarienne chez les femmes de 2,2 % en 2016, cette école est la bienvenue et constitue surtout un immense espoir et une grande avancée. Elle a la chance de pouvoir compter sur l’appui du Professeur Baele (Belgique) et de confrères béninois qui ont ouvert la voie il y a déjà plus de 20 ans à Cotonou et qui vont faire bénéficier la Guinée de leurs expériences. »

 

 

Pour le Doyen de la FSTS, Prof. Mohamed Cissé, l’épidémie de la maladie à virus Ebola qu’a connu notre pays a montré la faiblesse de notre système de santé, c’est pourquoi, le gouvernement guinéen s’est engagé dans un vaste programme de renforcement de notre système de santé. Et, l’un des maillons faibles des 6 piliers du système de santé est celui des ressources humaines. C’est pour palier à cette faiblesse que le département de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a mené une étude avec l’appui technique de l’OMS et le financement de la coopération japonaise sur la formation et la recherches en santé. Cette étude a mis l’accent sur l’inadéquation entre les besoins en ressources humaines et le nombre du personnel formé. Aussi, d’autres faiblesses ont été constituées ce qui a conduit à la transformation de la Faculté de Médecine, Pharmacie et Odonto-Stomatologie en Faculté des Sciences et Technique de la Santé en incluant au niveau universitaire la formation des infirmiers, sages-femmes. Aujourd’hui notre faculté comprend 4 disciplines qui sont : le Département des Sciences médicales, le Département des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques, le Département d’Odontologie, le Département des Sciences Infirmières, obstétricales et Paramédicales.

 

Le Doyen de la faculté a rappelé la situation actuelle de la couverture du pays en anesthésistes. En effet, selon lui, notre pays ne dispose aujourd’hui que de 9 médecins anesthésistes : 8 à Conakry 1 Km 36 et 44 techniciens supérieurs en anesthésie et près de 80 % sont à Conakry d’où la nécessité de former dans cette spécialité.

Les principes cardinaux de cette nouvelle faculté seraient la rigueur, la recevabilité, la qualité et l’éthique.

 

S’agissant de Madame la vice-recteur chargée de la recherche, Dr Mariame Béavogui, représentante de Monsieur le Recteur, Dr Doussou Lancinè Traoré, elle a dit ceci : « L’honneur m’incombe, au nom de Monsieur le Recteur de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry et de l’ensemble des Enseignants-chercheurs, des cadres non enseignants et des étudiants de la première Institution d’Enseignement Supérieur, de vous recevoir à l’enceinte du Temple du Savoir à l’occasion de lancement  de la « formation des Infirmiers anesthésistes-réanimateurs ».

En effet, depuis l’arrivée à la tête de la magistrature suprême de la Guinée, Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, le Prof. Alpha CONDE, il a placé parmi les priorités de ses priorités, la formation des formateurs et la qualification du système d’enseignement dans notre pays. C’est donc, dans le souci d’améliorer davantage le système de formation qu’en appui avec le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Monsieur Abdoulaye Yéro BALDE que la Faculté de médecine, pharmacie et odonto-stomatologie a été transformée en Faculté des Sciences et Technique de la Santé pour non seulement mieux adapter les besoins de formation surplace des cadres et étudiants mais aussi créer d’autres filières dont la formation nécessitait d’aller hors du pays ; c’est le cas de cette importante formation des Infirmiers anesthésistes-réanimateurs que nous assistons l’ouverture de la formation aujourd’hui. »

Elle a ajouté que « Fort des expériences acquises avec Ebola, la Guinée vient de se doter d’un centre international d’excellence qui a pour vocation, la formation des cadres Guinéens et Africains sur les maladies infectieuses afin de faire face à toute éventuelle menace de notre Continent. C’est pourquoi, la cérémonie de ce matin est la parfaite illustration de notre volonté de mettre en œuvre les ambitieux programmes de diversification et d’amélioration de la qualité de formation à l’UGANC. Notre institution ne ménagera aucun effort pour la réussite des différentes reformes au sein de la FSTS. »

Elle a terminé son allocution par remercier très sincèrement, le Gouvernement, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, les partenaires Mercy Ships et les Enseignants Experts venus d’Afrique et de la Belgique pour partager leurs savoirs et savoir-faire avec les nôtres.

 

Le dernier internant, Prof. Selly Camara, conseiller du MESRS qui, au nom du ministre, a remercié et félicité tous les acteurs engagés pour la réussite du programme de  formation des Infirmiers anesthésistes-réanimateurs à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry avant de dire ouvert les activités de cette grande et importante école.

 

 

Remise du matériel pédagogique composé de deux mannequins offert par Mercy Ships pour les besoins de travaux pratiques pendant les cours de classe.

 

Une photo de famille et une collation ont mis fin à la rencontre.