samedi , 16 décembre 2017
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Défense de deux thèses de doctorat : l’IRBAG produit ses premiers diplômés du Ph.D !

trading system with python En partenariat avec l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, l’école doctorale de l’Institut de Recherche en Biologie Appliquée de Guinée a tenue son premier conseil scientifique portant sur la soutenance de deux thèses de doctorat, le 7 septembre 2017 dans la salle de conférence dudit institut.

http://maltonmc.co.uk/wp-cron.php?doing_wp_cron=1507699462.9198439121246337890625 Cette messe scientifique a connu la participation de plusieurs scientifiques guinéens et russes ainsi que de plusieurs invités et les étudiants de master de l’IRBAG.

http://gsc-research.de/gsc/research/hv_berichte/detailansicht/index.html?cHash=4e12500a61 Le premier intervenant a été Taliby Dos Camara sur le thème : «  Etude de la qualité physico-chimique et bactériologique des sources d’approvisionnement en eaux dans la ville de Conakry. »

La thèse a été encadrée par deux éminentes personnalités scientifiques de la Guinée, à savoir Prof. Mamadou Yéro BOIRO et Prof. Abdoulaye M’Bemba CAMARA.

uk buy metformin En effet, selon la communication scientifique donnée par le candidat, « le manque d’eau à l’échelle nationale en République de Guinée depuis plusieurs décennies a engendré ces derniers temps la prolifération des eaux de puits, de forages et des sociétés productrices d’eaux minérales dans la ville de Conakry pour répondre à un besoin indispensable en eaux. Cependant, l’eau de ces sources répond-t-elle aux critères de qualités d’eaux potables ? C’est dans le but de résoudre cette problématique, que cette étude a été envisagée dans la ville de Conakry. Pour cela, les eaux de 30 puits traditionnels, de 30 forages, de 30 foyers disposant chacun d’un réseau de distribution d’eau courante de la Société des Eaux de Guinée (SEG) et de 24 sociétés productrices d’eaux minérales ont été prélevées et analysées chimiquement et bactériologiquement à l’aide de méthodes standards avec confirmation par la PCR des germes microbiens identifiés. »

« Selon les normes sanitaires admises pour la construction des puits,  l’état sanitaire de chaque puits traditionnel doit correspondre à un certain nombre de paramètres. C’est pourquoi, avant d’analyser l’eau des puits, nous avons apprécié leur état sanitaire. Cette analyse des paramètres sanitaires a montré que la majorité des puits traditionnels ne correspondent pas aux normes de l’OMS: 27% des puits sont considérés comme de bons puits contre 50% des puits en sont moins bons et 33% de mauvais puits. 3 % des puits seulement sont tubés et 50% des puits sont situés en aval des latrines d’où la contamination permanente de la nappe phréatique qui les alimente en eau. »

« L’étude des paramètres physico-chimiques et bactériologiques montre que les eaux de puits traditionnels, de forages et des robinets sont non conformes aux critères de qualité définis avec certains dépassements de normes au point de vues physico-chimique, chimique et bactériologique : mention spéciale pour arsenic dépassant les 50% pour les trois sources, ainsi que les paramètres pH, turbidité, potentiel redox, dureté, TDS. Ces paramètres dépassent les normes également dans la plupart des eaux minérales en sachet analysées. Par ailleurs, la présence des indicateurs de pollutions fécales dépassent largement les normes pour les sources d’eau de puits, forages, robinets (100%) et aussi la présence des Salmonelles dans certains échantillons de ces trois sources laisse croire que les eaux de ces sources sont en contamination permanente par les germes d’origine fécale, ainsi que la plupart des eaux minérales (75%) prouve l’insuffisance de traitement de cette dernière. Pour la confirmation, 40 échantillons d’eau (15 puits, 15 forages, 15 robinets et 15 sociétés d’eaux minérales) ont été analysés par la PCR pour la recherche de trois bactéries pathogènes : Salmonella spp., Shigella pp.s et Vibrio cholerae. Les résultats donnent 26% des puits contiennent des Salmonella spp. et Vibrio cholerae, 20% des eaux de Forages contiennent des Salmonelles et 20% des eaux de robinet contiennent des Salmonella spp. »

conoscete autopzioni binarie « Par contre, les germes Salmonella spp., Shigella spp. et Vibrio cholerae sont absents dans les eaux minérales analysées et aucun échantillon des trois sources (puits, forages et robinet) ne contient de Shigella spp. »

« Il existe une corrélation significative entre l’état sanitaire des puits et leur pollution par les coliformes. »

« Les eaux pour qu’elles soient potables ne doivent contenir ni de substances chimiques toxiques au delà de la norme comme l’arsenic et le fluor, ni de microorganismes indicateurs de pollutions d’origine fécale (Coliformes, Entérocoques, spores de bactéries ASR), ni de FMAT au-delà de la norme (-100 bactéries dans 1 ml) et ni les germes pathogènes comme Salmonella spp., Shigella spp. et Vibrio cholerae. Leur présence dans l‘eau de consommation constitue un réel danger pour la santé des consommateurs. C’est pourquoi, les autorités à tous les niveaux doivent s’impliquer activement pour le respect de la réglementation liée à la gestion et au traitement des eaux de toutes les sources d’approvisionnement pour avoir une eau de bonne qualité afin de préserver la santé des populations de Conakry. »

Le jury avait été composé de la façon suivante: Président: Prof. Kaba SIDIBE, Université Jilius Nyéréré de Kankan;

Rapporteur: Dr. Boubacar Sidi Sily BAH, MC, Chef du Département Biologie, Université de Kindia;

Membres: Prof. Sanaba BOUMBALY, Directeur de l’Ecole Doctorale de l’IRBAG;

Prof. Mamadou  Yéro BOIRO, Directeur de l’IRBAG, Directeur de thèse ;

Prof. Abdoulaye M’Bemba CAMARA, MES/RS, Co-directeur de thèse.

Le second, Dr  Mory Sangaré, a travaillé sur le thème « Mise au point d’un aliment thérapeutique prêt à l’emploi à base de produits locaux fortifiés de morenga ».